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mardi 15 juin 2010

Le client connaît-il vraiment ses besoins

Il vous est sûrement arrivé de vous demander si le client avait toujours raison et qu’on devait se plier à ses demandes sans le questionner pour ne pas risquer de le décevoir ou même de le perdre.

S’il est vrai que le client est de plus en plus exposé à différentes solutions, il ne connaît pas toujours toutes les facettes de ses besoins ni la totalité des solutions qui s’offrent à lui.

Le problème est d’autant plus sérieux dans le domaine industriel où la demande d’un employé ou d’un dirigeant est souvent filtrée par plusieurs niveaux d’intervention avant d’atterrir sur le bureau de l’acheteur ou de l’un de ses assistants qui tentera de faire l’achat au prix le plus bas pour démontrer sa compétence et justifier son poste.

Vous devez donc intervenir auprès du plus grand nombre de gens possibles chez votre client pour vous assurer de leur appui et éviter qu’ils travaillent contre vous.

Verriez-vous un médecin prescrire un médicament à quelqu’un sans d’abord s’enquérir de la nature de sa maladie ni sur les symptômes qui se manifestent et les circonstances où ça s’est produit?

Le verriez-vous proposer un traitement sans questionner l’âge de son patient, son occupation, son style de vie et l’environnement dans lequel il évolue?

Peut-on s’imaginer qu’un professionnel digne de ce nom puisse intervenir dans le dossier d’un patient sans consulter son dossier médical pour éviter entre autres de lui prescrire un traitement qui pourrait nuire ou annuler les effets d’une médication précédente?

La réponse est évidente et nous ne pourrions faire confiance à un tel individu ni le recommander à personne. Il est même probable que son ordre professionnel sévirait à son endroit et qu’une telle pratique ne saurait être tolérée.

Ceci m’amène à vous parler des nombreux cas où l’on répond à une demande d’un client sans se soucier de son besoin, de ses attentes et de ses préoccupations à court et à long termes en prétextant que le client sait ce qu’il veut.

Beaucoup de gens veulent perdre du poids en 15 jours sans se soucier des effets négatifs à long terme. Les aide-t-on réellement en répondant la leur demande sans tenter de les convaincre d’agir différemment, même si ça nécessite de les convaincre d’utiliser des méthodes plus coûteuses et plus longues pour arriver à leurs fins.

La période des impôts que nous venons à peine de compléter me suggère d’ailleurs un exemple qui nous amène à réfléchir.

Supposons qu’un individu appelle son courtier pour lui demander de lui réserver 100 000$ dans un fonds sur la haute technologie qui semble destiné à grimper rapidement selon ses informations.

Si le client possède un portefeuille de 2 millions qui offre un bon équilibre, le conseiller peut probablement agir sans même questionner son client outre mesure.

Cependant si le client possède un portefeuille de 75 000$ au moment de sa demande, il y a fort à parier que son courtier tentera de modifier ses plans pour lui assurer une certaine sécurité ou du moins minimiser ses risques.

Je vous invite à vous questionner sérieusement sur cette partie de votre travail qui consiste à recommander à vos clients des solutions qui puissent à l’occasion être différentes de leurs attentes.

Je vous suggère cependant de ne pas vous fier uniquement sur vos feelings personnels. En vous servant de vos expériences et celles de vos collègues auprès de cas semblables pour tirer vos conclusions et développer votre stratégie, vous en sortirez gagnant et vos chances de satisfaire vos clients n’en seront que meilleures.

jeudi 3 juin 2010

Profitez de la « saison morte »...


Il y a quelques années, une entreprise qui offrait des services funéraires m’avait de-mandé de lui soumettre une date pour tenir un séminaire privé à l’intention de son personnel.

Lorsque je l’ai informée des seules dates que j’avais en disponibilité à ce moment-là, soit la semaine précédant la fête de Noël, on me répondit, à ma grande surprise, que c’était une excellente période pour eux puisque c’était la « saison morte » dans leur domaine.

On m’a alors expliqué que les personnes âgées décèdent généralement à la fin de l’été, qu’elles ne sont souvent pas tentées d’entreprendre une nouvelle fois l’hiver et se laissent plus ou moins mourir.

La même chose se produit à l’occasion des Fêtes où elles souhaitent passer une dernière fois cette période de réjouissances auprès de leur famille et par la suite elles cessent en quelque sorte de combattre pour leur santé, voire leur vie.

En plus de me démontrer que la volonté est très puissante, ceci m’a fait réaliser que pendant la période qu’on appelle la « saison morte », il y a quand même des choses à faire pour continuer votre évolution et atteindre vos objectifs professionnels.


Profitez des urgences

La période des vacances amène la plupart du temps des changements parmi les personnes qui sont responsables des achats ou encore de l’approvisionnement en général et provoque souvent plus d’erreurs qu’en temps normal. La marchandise a été
commandée tardivement, des erreurs se sont produites dans l’identification des produits ou encore dans les quantités commandées.

Il est donc très important que vous soyez plus indulgent que d’habitude dans ces périodes où le personnel de vos clients a le plus besoin d’aide. C’est une opportunité qui vous est offerte de vous rapprocher de votre propre clientèle en devenant un peu plus indispensable.

D’autre part, les gens qui rencontrent des urgences et qui ne sont pas habitués de commander ignorent souvent où se diriger, et il n’est pas rare qu’ils fassent appel à des fournisseurs qui ne font pas partie de leur liste habituelle.

Vous avez donc tout avantage à leur laisser savoir votre disponibilité, soit par un envoi postal ou une communication téléphonique. Vous pourrez ainsi profiter de cette manne temporaire qui pourra prendre éventuellement des allures de permanence.


Profitez des absences

Lorsqu’on travaille pour une entreprise dans le domaine de la distribution, de la repré-sentation, de la vente, ou une entreprise manufacturière, on doit contacter non seulement celui qui a le titre d’acheteur, mais les personnes qui sont impliquées dans la prise de décision, notamment : l’utilisateur, le superviseur du département où vos pro-duits seront utilisés, de même que les personnes qui contribuent à l’usage du produit, tels les gens de service et les responsables des finances.

Il vous est sûrement arrivé de vous buter à un acheteur qui refuse, pour différentes raisons, de vous laisser rencontrer les chefs de département par insécurité ou encore parce qu’il ne voit pas la nécessité que vous rencontriez ces gens, quand ce n’est tout simplement parce qu’il veut exercer un contrôle sur toutes les transactions faites par son organisation.

Il vous sera donc possible, dans certaines circonstances, de profiter de son absence, (avec beaucoup de doigté et de savoir-vivre) pour contacter et même rencontrer les autres personnes qui gravitent autour des achats pour vous en faire des alliés pour les années à venir.


Profitez de vos temps libres

Même s’il n’est pas question de mettre de côté vos vacances pour vous consacrer à vos affaires, il arrive que les périodes dites tranquilles au niveau des ventes en raison de l’absence de vos clients, vous offrent quand même du temps pour vous former à l’exemple de notre entreprise funéraire.

J’avais l’occasion de m’entretenir dernièrement avec un ancien joueur de hockey de la Ligue nationale qui jouait pour les Canadiens de Montréal dans les années 70, et celui-ci me disait que pendant ces années, les joueurs laissaient leurs patins de côté au mois d’avril ou mai pour les reprendre seulement en septembre pour le camp d’entraînement.

Les joueurs d’aujourd’hui se remettent à l’entraînement deux semaines après la saison. Ils s’entourent d’entraîneurs privés, de psychologues sportifs et de nutritionnistes pour s’assurer leur place pour la saison suivante.


Profitez-en pour faire le point…

Il est toujours bon lorsqu’on termine une période, soit un semestre ou un trimestre, d’analyser nos performances pour s’assurer que le marché dont on est responsable est bien exploité, quitte à modifier la fréquence de nos visites ou encore cibler de nouvelles clientèles susceptibles de nous permettre de continuer notre progression.

Au cours de la période très active, on se contente souvent d’éteindre les feux et on profite de la manne, sans souvent se préoccuper d’être plus efficace en modifiant notre façon de faire.

Il arrive que des nouvelles opportunités qui se sont développées au cours de l’année changent de nature, qu’un produit d’un concurrent a été discontinué, ou encore que des nouveaux produits dont votre organisation a fait l’acquisition ont intégré votre liste de produits et doivent être présentés à vos clients.

Cette période est également propice pour analyser la profitabilité de vos ventes, quitte à apporter des changements et vous assurer que vous n’êtes pas en train de vous faire dicter des lignes de conduite par vos concurrents.


Profitez-en pour innover

En vous interrogeant sur vos méthodes de travail, sur les actions de la concurrence, de même que sur vos objectifs, il est toujours possible de trouver un moyen de vous améliorer.

Votre argumentation est-elle à point? Les outils qui vous sont fournis par votre employeur et vos fournisseurs le sont-ils? Pouvez-vous utiliser davantage les salons d’exposition qui se tiennent dans votre industrie? Devriez-vous favoriser les
rencontres de groupes pour minimiser vos coûts et ainsi rejoindre un plus grand nombre de personnes?

Voilà autant de questions qu’un type qui aspire au succès doit se poser occasionnellement et la saison morte représente
peut-être l’un des moments les plus propices à cet effet.


Profitez-en pour décider

Lorsque je pars en vacances, il m’arrive d’écrire sur une liste 2 ou 3 décisions que je dois prendre et qui méritent réflexion.

Ça peut être une augmentation de vos prix, une addition ou une réduction de person-nel ou encore l’addition ou le retrait d’un produit ou d’un service de votre gamme actuelle.

Comme ces décisions risquent d’avoir une influence majeure dans le fonctionnement de votre organisation, il est bon de prendre un certain recul et éviter qu’elles soient prises trop rapidement sans en considérer les effets à long terme.

En les isolant pendant une période plus ou moins active, vous serez surpris de voir comment votre subconscient travaillera pour vous en vous permettant de prendre des décisions éclairées avec moins de stress.

Essayez… et Bonne « saison morte »!

vendredi 14 mai 2010

Observez votre entreprise avec vos yeux de client


Lorsque nous travaillons auprès de notre clientèle, nous oublions trop souvent que nous sommes également les clients de quelqu’un. Au fil des ans, le nombre de fois où nous avons joué notre rôle de client devrait faire de nous des experts sur du service à la clientèle.

En tant que client, vous avez été mal ou bien servi plus d’une fois. Vous savez ce que vous voulez et surtout ce que vous ne voulez pas. Vous savez aussi comment l’attitude négative ou positive d’un fournisseur peut vous influencer. Ces expériences doivent vous servir de leçon dans votre travail quotidien.

Vous savez parfaitement ce que vous devez faire pour offrir un bon service, mais ce qui est difficile, c’est de le faire avec rigueur et constance. Prenez quelques secondes pour vous rappeler une expérience positive que vous avez vécue en tant que client. On vous a bien traité, on vous a donné l’heure juste, vous vous êtes senti quelqu’un de spécial. Rien d’extraordinaire, me direz-vous, mais suffisamment pour en faire une expérience agréable dont vous aimerez vous souvenir.

Lorsque vous songez à cette expérience, vous pensez à la personne et non au produit. Le secret du service à la clientèle, c’est vous.

Quand vous négligez d’offrir un bon service, vous êtes la première personne pénalisée, puisque lorsque vous prenez votre tâche au sérieux et que vous accomplissez un bon tra-vail, vous vous sentez plus fier face à vos employeurs, vos collègues et face à vous-même. Le respect amène le respect, et si vous respectez vos clients et les traitez avec soin, cela vous sera rendu. Vous en retirerez également des dividendes puisque les entreprises ont tendance à récompenser ceux qui donnent un bon service et sont plus aptes à leur offrir des promotions.

Bref, accordez votre priorité à vos clients dans tout ce que vous faites et rappelez-vous que le service à la clientèle ne fait pas vendre, il fait revendre.

Simon St-Hilaire

mercredi 12 mai 2010

Intéressez-vous à votre client plutôt que de chercher à vous rendre intéressant


Vous êtes-vous déjà demandé comment certains vendeurs professionnels réussissent à décrocher des entrevues de vente avec certains clients qui semblaient au départ très réticents à les rencontrer, alors que d’autres échouent lamentablement et se voient carrément rejetés?

Plusieurs volumes ont été écrits sur les relations entre individus. La majorité des auteurs sont d’accord pour dire que lorsque vous invitez quelqu’un à parler de lui au début d’un entretien, vous réussirez, dans la majorité des cas, à l’amener à s’intéresser à vous ou à votre proposition.

Or, il en est tout autrement chez plusieurs vendeurs qui cherchent davantage à se montrer intéressants en parlant d’eux-mêmes sans retenue.

Essayez de penser à votre réaction lorsque dans une rencontre sociale ou une réunion d’affaires, quelqu’un prend le monopole de la conversation et il est probable que vous serez ennuyé.

Imaginez maintenant si cet individu, en plus de s’approprier de votre temps et de votre attention, s’évertue à parler abondamment de lui et il est probable que vous serez tenté de mettre fin à la conversation et en plus, il perdra votre respect.

Certains vendeurs sont tellement préoccupés à justifier leur compétence qu’ils ne savent pas résister à cette tentation et se laissent emporter facilement dans cette galère.

Il est bien entendu que lorsque vous allez rencontrer un client, l’objectif n’est pas de l’amener à raconter l’histoire de sa vie mais bel et bien de l’amener à s’intéresser à votre proposition.

Vous devez cependant tenir compte du fait qu’en vous présentant chez le client, vous le trouverez plus souvent qu’autrement occupé à faire autre chose, et l’une des meilleures façons de l’amener à vous accorder son attention, c’est justement de lui donner de l’importance en l’invitant à parler de lui, de son entreprise, ou de ses intérêts particuliers.

Pour vous aider dans ce sens, je vous donne ci-après plusieurs questions que vous pourrez utiliser au début de vos entretiens et qui vous gagneront immanquablement l’attention de votre client, ce que vous recherchez avant tout pour être en mesure d’évaluer ensuite ses besoins et lui proposer des produits ou des services susceptibles de les satisfaire :

• Comment en êtes vous arrivé à évoluer dans ce domaine?
• Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce domaine?
• Qu’est-ce qui vous a amené à quitter la sécurité gouvernementale pour l’entreprise privée?
• Depuis combien de temps êtes-vous à l’emploi de cette compagnie?
• Quelles étapes avez-vous traversées pour en arriver au poste que vous occupez?
• Comment expliquez-vous le fait que des entreprises ferment leurs portes dans votre domaine et que vous semblez » avoir
le vent dans les voiles » ou connaître une période de croissance assez intéressante?
• Combien d’employés travaillent sous votre direction?
• Je sais que vous êtes très impliqué dans votre association professionnelle et/ou sur le plan social, communautaire,
groupement d’achats, comment pouvez-vous arriver à faire votre travail à travers tout cela?
• Je sais que vous êtes très impliqué dans votre groupement d’achats, dans une association professionnelle etc., dans quelle
mesure cela vous aide-t-il dans votre propre travail et/ou compagnie, profession, carrière?
• Qu’est-ce qui a davantage contribué au succès de votre entreprise et à son ascension rapide?
• Comment en êtes-vous arrivé, si jeune, à prendre autant de responsabilités?
• Je sais que vous êtes nouveau dans l’entreprise. Comment avez-vous été perçu par les anciens?
• Je sais que vous êtes nouveau dans l’entreprise et que vous semblez très respecté. Comment êtes-vous arrivé à vous faire
accepter aussi facilement?
• Dites-moi, je sais que vous êtes relativement nouveau dans l’industrie et/ou votre entreprise, vos fonctions…, quelles ont
été les principales difficultés auxquelles vous avez été confronté au début et comment vous y êtes-vous pris pour les
surmonter?
• Dites-moi Madame…, Monsieur…, parlez-moi donc de l’impact sur votre entreprise et/ou votre personnel…, de votre
inscription à la Bourse et/ou de votre adhésion à tel groupement, l’informatisation, la fermeture de telle entreprise, la
construction de tel édifice, la popularité soudaine de… (ex. : jogging), des récentes coupures budgétaires, des récentes
subventions…
• Dites-moi Madame…, Monsieur…, que pensez-vous de…? Quelle est votre opinion sur…? ou comment voyez-vous telle
situation de marché, telle nouvelle politique régissant l’industrie, telle nouvelle loi, tel nouveau produit…?

Il est évident que ces nombreuses questions visant à obtenir l’attention de votre client ne devront servir qu’à cette fin. Vous éviterez, en outre, de vous embarquer dans de longues discussions qui pourraient vous amener tous les deux à perdre du temps et où vous y perdriez votre statut en tant que vendeur.

Comme pour tous les outils, il faut savoir les utiliser à bon escient et savoir doser leur usage.

Bonnes ventes,

Simon St-Hilaire

jeudi 6 mai 2010

Les plaintes sont des opportunités d'affaires déguisées


Le traitement des plaintes est l’une des missions les plus délicates qui peut vous être confiée par votre organisation et elle requiert beaucoup de doigté et de tact.

Cela représente une double opportunité, c’est-à-dire celle de conserver votre client et tout ce que cela implique de retombées à court, moyen et long terme, et également l’occasion de corriger une lacune dans vos opérations.

Il faut vous souvenir que l’objectif n’est pas de gagner une bataille, mais bien de gagner la guerre; c’est-à-dire conserver votre client.

Des études démontrent que lorsque vous traitez une plainte à la satisfaction du client dans un délai acceptable pour le client, vous avez 90% des chances de le conserver alors que celles-ci diminuent à 55% lorsque vous le faites avec un retard que le client juge inacceptable.

Si l’on tient compte qu’un client content en fait part à trois personnes et qu’un mécontent en parle à onze, il est extrêmement important que vous arrêtiez l’hémorragie qui risque de se produire, si vous ne prenez pas les mesures nécessaires. Vous n’avez qu’à songer aux affaires répétées de votre client pour les prochaines années de même qu’à celles générées par ses références pour vous convaincre de lui consacrer toute votre attention.

D’autre part, des études révèlent que pour chaque client qui se plaint, vingt-six n’ont pas osé le faire, et il est donc probable qu’en tenant compte de ses remarques, vous serez à même de découvrir des façons d’améliorer votre produit ou votre service.Il serait donc très maladroit de votre part d’ignorer les remarques de votre client ou, ce qui serait pire, de tenter de le culpabiliser.

En dernière instance, même si à court terme le fait de recevoir des plaintes représente un risque que vous devez tenter d’éviter, il faut quand même considérer que c’est là une excellente opportunité de démontrer votre professionnalisme et la valeur de votre service.

En agissant de la bonne façon, vous permettez souvent à votre organisation de faire un pas en avant.

par Simon St-Hilaire